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Un transfert de données vers un partenaire commercial n’est licite que si le canal de réutilisation (postal, email, SMS, téléphone) a sa base légale et que les personnes ont une opposition ou un consentement réellement actionnable.
« Le piège fréquent : cocher « partage partenaires » une fois pour toutes, sans liste accessible ni finalité par canal, puis laisser le partenaire enchaîner email et SMS sans preuve »
Ce que change le canal
Un transfert de données tient-il sur une seule case ?
Non. La CNIL distingue selon l’usage prévu par le partenaire. Pour une prospection postale, la transmission peut reposer sur l’intérêt légitime du cédant, à condition d’informer et d’offrir une opposition simple et gratuite. Pour l’email, le SMS ou l’automate d’appel, le consentement à la transmission (et souvent à la prospection du partenaire) est requis. Public : DPO, data marketing et alliances commerciales qui partagent des bases B2C.
Depuis le 11 août 2026 (loi Cazenave), le démarchage téléphonique B2C est interdit par principe : un transfert « pour appeler des particuliers » ne se traite plus comme un simple opt-out Bloctel (registre supprimé). Ne confondez pas non plus vente de fichier et partenariat récurrent : voir vente de fichiers clients.
Checklist : cartographier avant transfert
- Canal(s) d’usage prévus par le partenaire pour ce transfert de données
- Base légale par canal (intérêt légitime vs consentement)
- Public B2C / B2B séparé
- Finalité écrite (prospection, co-marketing…)
- Contact conformité des deux côtés
Côté organisme qui transmet
Que doit obtenir le cédant au moment de la collecte ?
Pour un canal soumis à consentement, l’organisme qui transfère doit recueillir un consentement éclairé : identité des partenaires (liste accessible), objectif d’usage, et possibilité de retirer l’accord aussi simplement qu’il a été donné. La CNIL recommande de préciser nombre approximatif et secteurs. Le consentement obtenu pour vos partenaires ne cascade pas à leurs propres partenaires : une nouvelle collecte est nécessaire.

Obligation : informer + base légale adaptée au canal. Bonne pratique : journaliser horodatage, libellé de case et version de la liste partenaires. Gestion du risque : un contrat de partenariat ne remplace pas le consentement personne par personne. Sur le fichier utile à activer ensuite, croisez fichier de prospection et activation data.
Checklist : preuves côté cédant
- Liste partenaires accessible depuis le formulaire
- Cases distinctes si plusieurs finalités / canaux
- Purge des opposants avant export
- Clause sécurité / confidentialité dans le contrat
- Conservation de la preuve (durée utile documentée)
Côté partenaire qui reçoit
Que doit faire le destinataire dès la première prise de contact ?
Si ce n’est pas déjà fait, le partenaire informe la personne au plus tard dans un délai d’un mois (caractéristiques du traitement, source). Avant email / SMS, il doit pouvoir démontrer un consentement valide pour son usage. S’il veut retransmettre à ses propres partenaires, il recommence le cycle consentement + information.
Avant le 31 octobre 2026 : revoir un formulaire de collecte (cases partenaires + liste) et un export type vers un partenaire email, avec test d’opposition et modèle d’information « source des données ».
Checklist : réception conforme
- Information sous un mois
- Preuve d’opt-in email / SMS avant envoi
- Pas de re-cession sans nouveau consentement
- Droits d’accès / opposition opérationnels
- Alignement des durées de conservation
Limites et périmètre
Guide opérationnel du transfert de données vers partenaires à des fins de prospection. Hors scope : rédaction du contrat de partenariat, analyse d’un dossier nominatif, conseil d’avocat.
Sources
- Transmission de données à des partenaires – CNIL
- RGPD – page CNIL
- Vente de fichiers clients – MKD
- Fichier de prospection – MKD
- Activation data – MKD
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